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27 mai 2010, par Olivier Favier
L’histoire de la bicyclette remonte à 1817, avec la création de la « poutre à roulettes » du baron von Sauerbronn, connue en France sous le nom de « draisienne ». L’étape décisive est franchie en 1884, avec l’invention d’un modèle dit « de sécurité », qui possède une transmission par chaîne et des roues de taille raisonnable, préservant le cycliste des chutes en soleil. La « petite reine », (…)
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12 décembre 2009, par Carlo Bordini,
Olivier Favier
Même si je ne comprends pas grand chose à la photographie, j’ai toujours pensé que Ghirri était un génie. Je le lui ai dit une fois, en fait, que je pensais qu’il était un génie. Il s’est un peu caché et il a dit « allons donc », mais on voyait qu’il y croyait et qu’il était content, il a fini par dire : « Mais bien des gens ne me comprennent pas. » À cette époque l’idée que quelqu’un ne le (…)
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26 décembre 2011, par Edmondo de Amicis (1846-1908),
Olivier Favier
Dans un hôtel de montagne
Les nouvelles de la guerre viennent avec les journaux. Quand depuis plusieurs jours on n’annonce plus de nouveau massacre, la plupart les jettent avec dépit ou ennui, et quelques-uns vont jusqu’à s’écrier : Mais qu’est-ce qu’ils font ? Ils s’amusent ? Mais en voilà un autre, et tout le monde se remet à lire avec avidité, sans qu’aucun visage ne laisse apparaître, (…)
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24 octobre 2010, par Carlo Bordini,
Olivier Favier
Personnes dont les gestes manqués tremblent un peu Personnes dont les gestes manqués. Il y a des personnes pour qui faire des gestes est une chose extrêmement difficile. Elles essaient et réessaient encore leurs gestes manqués, et quand l’un réussit il semble que tous réussissent, mais la file la plus longue est celle des gestes manqués ; [quelle file interminable !!
Les gestes maladroits (…)
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14 novembre 2010, par Guido Gozzano,
Olivier Favier
Quand les poules avaient des dents
Et que la neige tombait noire
Écoutez moi bien les enfants
Écoutez, écoutez l’histoire
...d’un vieux paysan qui avait trois fils. Quand il sentit venir l’heure de sa mort, il les appela à son chevet pour un dernier adieu.
« Mes fils, je ne suis pas riche, mais j’ai gardé pour chacun de vous un précieux talisman. À toi, Cassandrin, qui es poète (…)
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10 septembre 2008, par Olivier Favier
Un jour mon père
m’emmena au cinéma
nous ne faisions pas grand chose ensemble
il ne donnait que
lui-même
on ne lui avait rien donné
il n’avait rien à rendre
je parle à l’imparfait du père de mon enfance
il me dit
je voudrais que tu voies ce film
je boitais
il m’aida à traverser la place
je boitais mais j’étais fier
mon père si grand
cette place si (…)
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19 septembre 2010, par Olivier Favier
La poétesse Anne-Lise Blanchard fait l’objet d’une incarcération en Russie pour un simple problème de visa. Si elle demande à ce que cette affaire ne prenne pas un tour politique, on trouvera néanmoins dans cet article des moyens simples de lui apporter son soutien.
L’histoire semble marquée du double sceau de l’absurde et du mystère : un simple problème de visa entre Biélorussie et (…)
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1er janvier 2011, par Fred Vargas,
Olivier Favier
La revue des ressources vous propose de relire cet article publié le 29 décembre 2009 sur l’affaire Battisti.
Rappelons tout d’abord quelques faits connus de tous les historiens, mais que les médias semblent systématiquement oublier. Entre 1971 et 1974, l’Italie fit l’objet de trois tentatives ou projets de coups d’état d’extrême-droite, en lien avec les services secrets de l’état. Pour (…)
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21 janvier 2011, par Olivier Favier
Article précédemment paru sur On ne dormira jamais.
Au président Lula.
L’article dont je vais parler est paru le 15 janvier 2011. Il n’aura peut-être pas échappé à certains que c’est un 15 janvier, en 1919 précisément, que sont morts Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, coupables aux yeux des socio-démocrates de l’époque -Noske, Ebert- de n’avoir pas voulu la guerre en 1914 et de s’être (…)
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9 août 2009, par Igino Ugo Tarchetti,
Luigi Capuana,
Olivier Favier
"La construction au XIXème siècle tient le rôle de subconscient." Sifried Giedion, cité par Walter Benjamin, Paris capitale du 19e siècle.
La Galleria n’est pas un monument. C’est un organisme, une rue ou quelquefois deux rues qui s’abolissent en un carrefour central surmonté d’une coupole. Elle est restée, malgré sa taille, un espace réservé aux piétons, mais propre à faire ombrage aux (…)