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INDICES faces à faces
Au compte goutte d’un temps ensablé
sans conquête ;
indices parcourant l’inanimé.
Chaque grain réel du sablier ;
physique, interne.
Jours nuits matins soirs hiers
si clairement disparus.
Retient obstinément
rien ne se garde.
La cheminée du siècle concasse.
Fleur en ta polysémie rend vie à la mienne,
joueuse de tes variations.
De la peau algues des autres mers
colle aux vagues distantes,
implacable insistance,
chaines aiguisées.
Morceaux de couleurs tirent hors cette boue
juvénile
sang enclos
neuf
irradié.
Tourne revient s’efface
carrousel d’aimants tel une branche
habitée par un chant sans partage.
Souvent,
comme sans forme.
Qui l’objet que je touche dans son espace ?
Je se tenir sur l’horizon du contenu.
Abandonner atteindre
formes rigides transpercées de sphères.
Doit bien exister
un reflet
au-delà du lieu.
Franges,
vague d’équilibre solide.
Souvenirs d’après.
La mémoire m’amène à connaître au travers de sensations maintes fois éprouvées
qui déterminent mon connu.
Manège incessant
fin reprise commencer arrêter reprise fin…
Combinaisons de temps qui me contiennent.
Une seule fente existe.
Respire garantit l’édifice.
Incomplet.
Voir ne donne
rouge ou bleu
par le dire, ce quand je prends,
le construit,
à priori d’une union certifiée
répétée.
La fleur est rouge ; elle même ou sa couleur ?
Le passage
point zéro,
disparition combinaison mutualité
donnant, quelque part, la couleur sans nom.
Empire de mouvements.
Choses évidentes
uniques en un point
hors transit
hors accès.
On continue sans cesse,
ne cesse, se retournant.
Trouve l’ombre du temps.
Départ de la limite, où ?
Approcher glisser
se succéder sans jamais toucher ce qui est immobile ou plutôt,
des faits actifs
la chose qui… substance.
Je/me progresse ainsi point par point rabâchant un ciment unitaire se répétant sans cesse.
Où le départ ?
incompréhensible
pointillés.
Courants opposés
s’emmêlent fondus en Un…
Parcelles.
De lui même l’arbre ne peut changer.
Si l’impulsion pouvait (ou croire) se retenir-tenir en objet
témoin du temps,
formes continues.
Dépendons-nous ?
La chose poussée inexorablement vers les points
horizons inaccessibles.
Partout, devant, à côté de toutes parts le nom, ce concret qui objective l’unité.
Sphères-catégories.
Identités.
Fondements.
Alors ?
L’actuel qui touche et s’invente une route sans chemin.
Les ombres migrent sur le pan des cavernes.
Un brouillard incrusté recouvrant ces parois
extirpant l’œil au dehors.
L’affirmation du concept qu’un seul lien déroule-déroute
sans dévoiler l’équivalence,
canal tracé avant canal.
Emporté par le vent.
Seulement,
nuage vide défait par la vitesse,
retour souvent et encore.
Le ciel plein de toute la durée,
je peux, au passage, être, un témoin commun dans ce monde de choses.
Au terme cesser.
Le jugement retourne dans l’abime d’où il vient.
Le son, la couleur perçu comme vibrations et non plus comme catégories.
Indices se font faces, s’unissent.
Reflets variables.
Morcellements, irruption immédiate.
Inspirer, dans son bref instant construit le dialogue avec soi-même,
l’expiration en réalise ses rêves.
Au fond, derrière cette enveloppe de points
ensembles, dissociés,
une chose qui ne passe pas.
Faces à faces apparaissent disparaissent.
Écarter les bords-falaises.
Tremblements.
Des murs-miroirs qui ressassent,
bouleversant l’ordonnance des reflets,
fracturant l’horloge des mouvements jusqu’alors convaincus
par l’immuable de la cause
et,
la fin qui transforme la forme en une ombre.
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